Les 15 façons d’utiliser le beurre de karité


La gamme BEURRE DE KARITE

Lait corps – Huile de soin et de massage – Crèmes mains – Gel douche – Beurre de karité – Bougie de massage – Crème visage – Coffret de soins (gel douche, lait corps, crème mains, beurre de karité)

Une collection de soins riches et onctueux pour embellir la peau
et nourrir les épidermes desséchés.

Les ACTIFS
Beurre de karité, élaboré à partir d’amandes sauvages, riche en acide oléique (oméga 9) et insaponifiables (vitamine E, vitamine A et squalène) : émollient, anti-radicalaire, protecteur, réparateur et régénérant…
Huile de marula, l’une des meilleures huiles africaines pour les soins de la peau, très riche en acide oléique (oméga 9) : protectrice, cicatrisante et adoucissante. 
Huile de baobab, reconnue depuis toujours pour ses vertus anti-inflammatoires, et sa richesse en acide linoléique (oméga 6), permet d’augmenter l’élasticité de la peau. 
Gel d’aloé véra, un gel aqueux exceptionnellement riche en vitamines A, B et C, en sucre, glycoprotéines et acides aminés pour une action hydratante et régénératrice des tissus cutanés.

Le PARFUM
Un parfum 100 % naturel formulé à Grasse à partir de belles matières et d’essences nobles. Un parfum délicat d’une infinie douceur qui mêle les notes d’amande aux accords poudrés de fleurs blanches.

Le PACKAGING
Féminins et raffinés, dans la même lignée que la précédente collection à la figue de barbarie, les graphismes sont inspirés des bijoux d’Afrique ashanti en fil d’or. Traditionnellement les pendentifs ont la forme d’un disque, les fils d’or s’enroulent en spirale pour former le fond sur lequel on ajoute des motifs traditionnels (croissant de lune, rosace, étoile). Le moule dans lequel est coulé l’or est obtenu à partir d’un modelage à la cire d’abeille. Les bouchages "or mat" ainsi que les marquages à chaud donnent un côté précieux.

Toujours pensés dans un esprit de développement durable, les étuis sont en carton labellisé FSC (issu de forêts gérées) et imprimés à partir d’encres à base végétales.

Le beurre de karité est présent depuis toujours dans tous les rituels de beauté des femmes africaines pour le soin des cheveux, de la peau, le massage des bébés…

Dessins : Nathalie Gardeau
Illustrations et graphisme : Maud Braghetti 

Thé Vietnam au Jasmin

Au Vietnam comme dans de nombreux pays d’Asie, le thé est servi non pas seulement pour se désaltérer mais surtout pour témoigner son amitié, son intérêt pour le visiteur, pour partager un moment agréable ; il y a toujours une théière prête et la thermo d’eau chaude pour le passant, l’ami, le voisin, le cousin…

Le thé est servi corsé et très infusé dans de toutes petites tasses sans anse, le premier jet infusé est versé dans une première tasse puis dans les suivantes pour les rincer avant d’être jeté, pendant ce temps, autour de la table basse,  on discute, on prend son temps. Dès que la tasse est vide l’hôte la remplie à nouveau et la sert avec les deux mains.

Très souvent, à la maison on aime mêler le parfum suave de la fleur de jasmin fraîchement cueillie dans le jardin à la douceur acidulée des feuilles de thé vert. Ce thé vert au jasmin se déguste tout au long de la journée pour un instant de plaisir et de saveurs uniques.

Le trà da (thé glacé), fait partie de la vie quotidienne au Vietnam, il est même souvent servi gratuitement dans les cafés et les restaurants. Il remplace l’eau, on le boit en mangeant, le contraste du thé vert glacé très corsé avec les plats de soupes brulantes (le "pho ga" par exemple : soupe de nouilles au poulet) est très apprécié. Le thé vert glacé est même servi avec le délicieux café vietnamien (un pur robusta à la saveur chocolatée) pour se rafraichir après avoir siroté son café.

Thés en vente chez Terre d’Oc :
-38 rue des abbesses – 75018 PARIS
-Zone artisanale – 04180 Villeneuve
Et dans toutes les boutiques Nature et découvertes

Le plaisir de pouvoir dire oui, parfois

Vendredi dernier, à Đức Hạnh (Vietnam). Je suis avec Yên qui visite quelques familles cet après-midi.

Khang est muet de naissance, et sa famille a dépensé beaucoup pour essayer de le guérir, sans succès. Il ne va plus à l’école, il s’y ennuie et la maîtresse ne s’occupe pas de lui. Les enfants du village ne jouent pas avec lui, il est chassé de leurs jeux.

Les enfants handicapés sont souvent cachés par leur famille, dans cette société traditionnelle où il faut être très conforme.
De toute façon il n’y a pas de solution dit-on, alors n’embêtons personne avec « ça ». Quand Yên, de l’équipe Mékong Plus, est venue la première fois Khang n’existait pas. Il fallait deviner qu’il était derrière. Aujourd’hui la confiance est établie. Le même puzzle des dizaines de fois chaque jour Khang dévore les jeux éducatifs qu’on lui apporte. Le même puzzle à 12 pièces est fait 10 fois par jour.

Heureusement, des enfants comme Khang, gravement handicapés, ne sont pas nombreux. Le problème c’est que du coup, dans des régions pauvres, on ne s’en occupe guère. Pourtant maintenant Khang s’éveille, sort un masque de papier et essaie de me faire peur, riant aux éclats. Il trouve une sorte de marionnette, et cherche encore à attirer l’attention… Khang est vif, manifestement il a un grand potentiel. Je pense à mon jeune fils, ce pourrait être lui en fait, juste le hasard des choses. Qui naît où… bon Khang est « mal » tombé, une famille extrêmement pauvre. Même si sa mère est attentive et fait de son mieux pour comprendre ce qui se passe. Un niveau d’éducation si bas, les échecs de la vie qui se sont accumulés et qui ont beaucoup épuisé ses énergies. « Chez ces gens là on ne pense pas monsieur… », oui il y a aussi de l’impatience de mon côté : tant à faire, pourquoi cette mère ne bouge pas plus ? Yên, de notre équipe Mékong Plus, qui dit tout bas, mais encore trop haut : « regarde il marche à quatre pattes comme un chat ». Ca me heurte car j’ai trop peur que la mère ne l’ait entendue.

De toute façon elle est habituée n’est-ce pas. Et voilà pourquoi elle n’a plus trop envie de penser sans doute.  Bon, soyons concrets ! Derrière une mini porcherie : la tante a prêté une truie. Des canards et des poules pataugent autour dans la boue de la mousson. Mékong Plus peut donner quelques conseils, vacciner les animaux. Ca donnera du courage à cette femme. Pour Khang, apporter plus de jeux, pour qu’il ne se lasse jamais.Parler aux voisins aussi : Khang a besoin de copains pour avancer. Il peut taper le ballon comme les autres tout de même ! 

J’ai la chance de rencontrer ces paysans, et ça je sais bien que c’est grâce à vous, en Europe. Vous nous donnez les moyens de dire oui un peu plus souvent. D’avoir plus confiance en l’avenir. C’est vrai que c’est fou de s’attaquer à tous ces problèmes, mais en fait, grâce à vous c’est franchement possible. D’autant plus que les Vietnamiens font bien leur part. quand Yên parle aux voisines, de suite on se mobilise, et elles pourront dire encore une fois : « C’est nous qui l’avons fait ».

Bernard KERVYN, partenaire de Terre d’Oc. 22 juin 2012

L’éventail

Trouvé dans un merveilleux livre sur les  métiers artisanaux du Vietnam  « à la découvertes des villages de métiers au Vietnam » de Sylvette Fanchette et Nicolas Stedman, une jolie histoire sur l’éventail à propos d’une ancienne tradition inspirée de la numérologie vietnamienne… 

« Selon la tradition, l’achat d’un éventail doit être un multiple de quatre ; il peut à rigueur, y avoir une ou deux branches de plus, mais jamais trois. L’acheteur superstitieux, avant de faire l’emplette d’un éventail, en dénombre les  branches en prononçant dans l’ordre les mots suivants ngudti (homme, autrui), ta (moi), ma (esprits malfaisants), but (buddha) ; il ne faut pas que le décompte s’arrête sur l’évocation des esprits malfaisants »

Et aussi un magnifique poème voluptueux de Hồ Xuân Hương célèbre poétesse vietnamienne du XIXᵉ siècle.

L’éventail
Est-ce dix sept ou dix huit?
Laisse moi te chérir et ne pas te quitter
Fin ou épais se déploie ton triangle
Au large ou à l’étroit se fiche la rivure
Plus il fait chaud, plus douce est ta fraîcheur
La nuit ne suffit plus, je t’aime encore le jour
Rose comme la joue grâce au suc du kaki
Rois et seigneurs n’adorent rien que toi

*17 ou 18 faisant référence soit au nombre de branches de l’éventail soit à l’âge de la jeune fille

Le sport en équipe, quel plaisir !

5h50, j’ai l’impression que l’alarme de ma montre résonne dans la chambre comme un clairon. Dimanche 1er juillet, rien ne presse, je devrais rester au lit, buller sous la couette…mais non, au lieu de ça, je saute du lit direction la douche, une épreuve sportive nous attend.

Retour 1 mois plus tôt : l’équipe de course à pieds tire des plans sur la comète :
Après la petite déception de notre projet ajourné de Triathlon de Manosque par équipe de 3 parce que pas assez prêtes pour affronter les 43km de vélo et les 1500m de natation avec Françoise, Aude me propose un Vttrail, par équipe de deux, l’une  affronte le VTT l’autre la course.
- « un VTTrail ça te dit pour remplacer le triathlon, à St Michel l’Observatoire
, c’est pas loin et l’ambiance est super sympa avec un repas champêtre après la course sur la place du village.. »
- Ouais, pourquoi pas, c’est quoi la distance ?
- environ 2 x 6 km en course et environ 2 x 10 bornes en VTT, tu fais la course et moi le VTT….. je me renseigne et on en reparle ! »

En fait  ma décision était prise, déjà séduite par l’idée de faire une course à deux pour la première fois, le résultat commun dépendant de notre effort individuel, l’envie de se dépasser un peu plus, cette fois pour l’équipe, ne pas être déçue, ne pas décevoir l’autre… sous les couleurs de Terre d’Oc.

1er juillet 2012 :
Après un petit déj, la boule au ventre comme à chaque course, rendez-vous est donné au bord de la nationale à 6h45, le départ de la course est à 8h, Aude me prend  au passage avec Fred son mari qui va aussi faire équipe avec un VTTiste.

5.2km de course pour moi, puis Aude fera un petit 10km de VTT puis je ferai 6.2km de course et finalement Aude clôturera l’épreuve avec 10km de VTT à nouveau.

L’inscription et l’éternel échauffement pour ne pas me blesser (hum, c’est pour les pros ça !), pour se rassurer sur mon état de forme surtout…Aude regonfle ses pneus, pas besoin de gonflette au moral, c’est au beau fixe, Fred a briqué le VTT la veille, on a enfilé nos maillots de l’équipe, les gestes s’enchainent comme un rituel.

Cette fois, je ne connais pas le parcours donc pas d’anticipation, de stratégie de course, au feeling aujourd’hui, pas la pression de faire mieux que l’édition précédente.
Ligne de départ sous le soleil de la Provence mais quelques gouttes menacent, le temps est un peu orageux, pas chaud pour l’instant, bref les conditions sont bonnes pour la course, je sautille, je ne tiens pas en place.

Ca y est c’est parti, je pars comme une fusée, les 300 premiers mètres c’est « chaud », virages étroits, tout terrain dans un champ dans les ornières de roues de tracteur et première chute devant moi. Fred me double, je réalise que je suis vraiment partie vite si Fred était derrière moi…

La première boucle nous emmène dans les champs, les chemins carrossables et du dénivelé tout de même, un passage en sous bois avec une deuxième chute devant moi, mais pas de mal, alors je continue et là je me régale, ma petite taille m’avantage sous les arbres aux branches basses, j’ai l’impression de slalomer entre des jalons de ski, instant de plaisir à la clé.
Mais ça ne dure pas, après le sous-bois, chemin semé de dalles en pierre, de marches, de cailloux, pour déboucher au pied du moulin de St Michel. Pas vraiment le temps d’admirer l’architecture,  je longe le bord du talus sur les hauteurs et soudain descente sur un petit sentier très pentu, je m’agrippe à la végétation, je ne veux pas marcher, sauts de cabris et mauvais choix, j’ai mis la main sur des épines, j’ai la main en sang mais tant pis, pas de temps à perdre, on m’a annoncé 2 minutes plus tôt que je suis la première féminine. Il doit rester 2 km à peu près. Je rejoins un jeune concurrent sur  une petite route goudronnée et on descend… l’arrivée est en haut du village, on va devoir remonter !

Ca y est cette fois ça grimpe, un bon coup de grimpette, un coup d’œil derrière et j’aperçois le maillot rose de la deuxième environ 50m derrière moi. Je me dis « Manue, accroche-toi, tu ne dois pas lâcher, Aude t’attend là-haut, tu dois rester 1ère . »

La côte parait interminable, j’entends la voix de l’animateur qui résonne depuis la sono…, l’annonce est faite « arrivée du dossard 41, 1ère féminine et Aude qui me crie « Allez Manue, allez Manue. »

Je serre les dents, et je tape dans sa main, même plus la force de la regarder partir, je récupère, les mains sur les genoux, j’ai forcé mais j’ai plus d’une demi-heure devant moi pour récupérer avant de repartir.

C’est le ballet  sur l’aire des relais, j’ai chaud je vais me mouiller la tête, le visage et je vais au ravito, des abricots secs et de l’eau, de l’eau…Je rejoins le départ et j’attends à l’ombre, discussion avec les compagnons de course qui ont trouvé la boucle un peu technique et surtout un peu violente. Au bout de 45 minutes environ   arrive Aude, elle n’est pas la première féminine mais on a devant nous beaucoup d’équipes masculines et mixtes. Elle force sur les derniers mètres de côte et me donne le relais.

Je repars, j’ai l’impression d’être au ralentis, un diesel qui a besoin de chauffer, je me fais rapidement doubler par deux concurrents, et me dis « Manue reprend –toi !  Accélère !». Sur un sentier en balcon,  ligne droite, petit moment de solitude, plus personne devant et derrière. Encore 2 ou 3 minutes de course et j’aperçois enfin une concurrente devant moi, ça me remotive, j’accélère un peu, la double, puis une autre féminine, un junior aussi, le terrain est varié mais moins de dénivelé qu’au premier tour, heureusement car il y a  6.2km. Je rattrape un groupe de 3 coureurs dont l’un tombe devant moi, nous sommes dans un champ tondu pour l’occasion, bourré de trous. Je le double et me dit qu’il doit rester un bon kilomètre à parcourir, Aude m’attend, j’accélère encore, je peux forcer la fin approche ! Encore une petite montée et l’arrivée et au bout de la rue, le relais est donné et je lui lance  «  Aude arrache-toi ! ».

L’attente est longue, les premières équipes finissent en 1h43, 1h47, toutes des équipes masculines, la première femme VTTiste arrive à très vive allure, elle est facile comme on dit  dans le jargon des coureurs, j’ai du temps devant moi avant l’arrivée de ma coéquipière. 45 minutes plus tard, je guette la ligne droite quand soudain j’aperçois le maillot vert de l’équipe, le speaker annonce l’arrivée d’une « martienne » à St Michel l’Observatoire, pour une cité d’astronomie…

Je cours sur l’aire de relais, elle s’arrête près de moi, et on se dit « on l’a fait ! » on s’enlace, se congratule et on discute de la course pendant que les équipes continuent à arriver. Contente d’avoir fait une jolie course, et en relais, ça donne une autre dimension à notre effort, cette satisfaction partagée comme pour les trophées de  terre d’Oc.

Le classement  nous réserve une belle surprise puisque nous finissons 1ère équipe féminine, en 2h30, 44ème équipe sur 64. Nous arborons fièrement les couleurs  de l’équipe Terre d’Oc sur le podium aux côtés des 3 premières équipes. Et à cet instant je songe que Coubertin disait « l’important c’est de participer » ; j’ai envie de dire « oui mais pas seulement ! ».  Une envie sur le podium : refaire la course l’an prochain et d’ici là Aude,

« je suis partante quand tu veux pour d’autres courses en relais ! ».

Emmanuelle Bertin – en charge du développement durable chez terre d’oc

Gentil COQUELICOT

A l’arrivée des beaux jours, les champs de Provence s’habillent de pétales délicats, à la couleur éclatante, à la senteur fleurie et raffinée… Comme une réminiscence au pays de Giono, Terre d’Oc a imaginé une nouvelle senteur : gentil COQUELICOT, un hommage olfactif à cette fleur subtile, à l’ardeur fragile qui inspire et captive depuis toujours les grands peintres, enchante les poètes et charme les promeneurs…

Une senteur délicate et florale, souvenir d’un enchantement éphémère des premiers bouquets de coquelicots de l’enfance mêlée au parfum des pétales de rose sauvage et du cassis des jardins.

Le samedi 26 juin, le temps d’une journée le quartier des Abbesses s’est paré de rouge éclatant et s’est enveloppé de cette senteur délicate … des fleurs de rotin parfumées de gentil coquelicot se sont répandues dans les rues et Emmanuel Martini, créateur d’ambiance olfactive a enchanté petits et grands au travers de bulles parfumées évanescentes et légères. Sourires, rires et fou-rires ont accompagnées cette journée colorée et un peu décalée… comme un souvenir d’enfance !
Vivement le prochain lancement 


Gentil COQUELICOT
Pyramide olfactive
Notes de tête : cassis – coquelicot
Notes de cœur : rose – iris – santal<
Notes de fond : vanille – musc

-La bougie parfumée, en cire 100% naturelle, fabriquée artisanalement. Elle s’illumine et parfume 35h environ
-Les bâtonnets d’encens, en poudre de bois naturel, sans colorant, ni colle, fabriqués au Vietnam et issus d’une démarche équitable
-Le vaporisateur d’ambiance, pour exhaler fidèlement le parfum en un geste dans l’atmosphère
-Le capilla, et ses tiges végétales en rotin issu du commerce équitable pour diffuser délicatement le parfum pendant 1 mois environ
-Et l’éventail parfumé, un nouveau geste de parfumage, élégant et original, fabriqué en bois de bouleau … indispensable dès les premières chaleur de l’été !

Produits en vente chez terre d’oc 38 rue des Abbesses 75018 PARIS 
terre d’oc – zone artisanale 04180 Villeneuve  
et dans toutes les boutiques Nature et découvertes.

Le Rotin

Le mot «rotin» vient du malais rotan et signifie palmier grimpant, c’est une liane à épine qui une fois débarrassée de son enveloppe (la canne) permet de réaliser des meubles, des paniers, des chapeaux, des cages à oiseaux. C’est le deuxième produit d’importance économique après le bois dans de nombreux pays d’Asie.

Les rotins, qui abondaient jadis dans les forêts tropicales se font de plus en plus rares en raison de la surexploitation de la foret et des coupes sauvages. Presque tout le rotin est récolté à partir des forêts naturelles et il n’existe pas encore de modèle de gestion durable du rotin dans les forets. Ces dernières années, la récolte et le déboisement incontrôlés ont décimé les differentes espèces de rotin. Parmi 600 espèces de rotin, 117 sont inscrites dans la Liste rouge des espèces menacées de l’Union mondiale pour la nature (UICN) et 21 sont en danger d’extinction totale.

Parce que 90 % des produits en rotin exportés sont fabriqués à partir de rotin sauvage en voie de disparition nous avons fait le choix il y a 6 ans de planter du rotin et de n’utiliser que du rotin de culture. Nous avons entrepris en 2007 des plantations de rotin dans le sud du Vietnam avec une ong vietnamienne : Mékong Plus www.mekongplus.org.  Un projet fou et compliqué car le rotin ne pousse pas dans le Sud du Vietnam…

Après 4 ans de sècheresse consécutive et maintes difficultés rencontrées par nos cultivateurs de rotin, nous avons décidé de poursuivre notre projet rotin cette fois dans le Nord d’Hanoi,  dans la province de Thai Binh, grande région productrice de riz.

Il y a quelques jours je suis allée visiter les familles qui cultivent le rotin.

Rencontre avec Madame Sen-Pham Thi à Tinh Thai Binh.

Son rotin est cultivé sur une toute petite parcelle (1000 m2) qui vient en complément du riz (les terres sont prêtées par l’état contre l’obligation de planter du riz).

Le rotin est assez extraordinaire, il ne nécessite ni engrais ni pesticides, les feuilles et racines de jacynthe d’eau qui abondent partout sont utilisées comme compost, de plus elles empêchent les mauvaises herbes de pousser. Le rotin est coupé deux fois par an, la récolte dure entre 10 et 20 jours. Les lianes très envahissantes sont contenues par un épais lien végétal, quand le lien est moisi il est temps de faire la récolte. Le rotin est débarrassé de ces feuilles et épines avec une machette, directement dans le champs. C’est un travail familial qui se fait en complément des travaux des champs.

Ensuite l’écorçage se fait dans la cours de la maison avec des couteaux traditionnels ou une serpette, puis une petite machine permet d’éplucher le rotin et d’obtenir la moelle.  Le moelle de rotin, issue du cœur du rotin est utilisée pour sa grande capillarité, elle dispose de minuscules petits tubes creux qui absorbent le parfum et le diffuse dans l’atmosphère.

Avec 100 kg de rotin brut on obtient 10 kilo de moelle, le tour de la moelle appelée canne ou éclisse est vendu aux vanniers ou tressé par certaines familles pour réaliser des paniers, des chaises et des petits objets en vannerie.

Avec cette culture complémentaire Madame Sen Pham Thi a pu envoyer ses enfants à l’école, le rotin est beaucoup plus rentable que le riz…

Les couleurs du monde

En plus de vêtir et donc de cacher la pudeur, les tissus révèlent l’identité d’une personne, son statut social, sa richesse, sa religion.

Au Vietnam chaque ethnie montagnarde possède sa propre tradition dans le domaine du tissage, des couleurs et de la broderie.
Les hmongs vivent dans les montagnes du nord, ils cultivent du riz et des plantes médicinales. Ils perpétuent leurs traditions en portant chaque semaine leur costume pour se rendre au marché chargés de hottes bourrée de feuilles aromatiques et de légumes.

Les hmongs noirs sont vêtus de noir et d’indigo avec une jupe très large plissée pour les femmes, une veste noire pour les hommes avec un petit sac brodé, les hmongs fleuris portent des vêtements aux couleurs orange… La fabrication des vêtements est l’affaire des femmes. Les petites filles apprennent à coudre et broder avec leurs mères dès leur plus jeune âge. Les femmes filent et tissent leurs tissus sur le métier à tisser, elles teignent et elles brodent au point de croix de magnifiques motifs très colorés d’un raffinement infini. Cet art textile raconte l’amour, la vie, la liberté, les ancêtres, la famille, il est le gardien de leur culture. 

« Pochon, couvre théière, trousse de beauté aux tissus du monde en vente à la boutique terre d’oc au 38 rue des Abbesses – 75018 Paris et à Villeneuve en Provence, zone artisanale.

Les gens de Terre d’Oc

François Goudier est photographe indépendant, il a publié de nombreux reportages dans des magazines de voyages et de décoration (Côté Sud, Côté Ouest, L’art de Voyager…) ou d’arts et de culture (Muséart, Beaux Arts). Il est également l’auteur des photographies de « l’école des sables » et de « l’Empire des enfants ».

Pour terre d’oc, au fil des ans,  il a réalisé de nombreux reportages dans notre usine de Villeneuve en Provence afin de saisir la lumière de nos savoirs faire, la beauté des gestes des femmes et des hommes qui travaillent font terre d’oc….

Vous pourrez découvrir ces magnifiques photos dans notre boutique
Terre d’Oc au 38 rue des Abbesses – 75018 Paris.